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Présentation de Noomiz par Antoine El Iman : Le rôle de Noomiz est
de détecter de nouveaux artistes, d’aider les artistes à être sur les réseaux
sociaux. On travaille essentiellement sur Facebook via des applications, avec
une activité de social marketing. Construire des expériences pour les fans qui
vont permettre de promouvoir un artiste et ses produits (albums, concerts), ou
de créer de la valeur chez le label, en incitant les fans à s’inscrire à des
newsletters (un canal de transmission de l’information au consommateur ultra
efficace). Viraliser (Faire buzzer) un message, et collecter des data via un jeu
concours ou la mise à disposition d’un contenu exclusif. (ex. La Fouine /
Sony
http://www.cbnews.fr/blog/noomiz-et-sony-music-jouent-avec-la-fouine/
)
Question : Comment gagner de l’argent avec le social gaming ?
Réponse :
avec les revenus publicitaires, l’achat de biens virtuels : jeu social
(d’octobre 2012 à janvier 2013) : promotion de l’album (page facebook) , 2eme
objectif : générer des revenus : concept simple : s’inspirer des albums Pannini
: collectionner des cartes, ici des photos ou des vidéos de l’artiste. Pour les
gagner, les fans doivent jouer à une galerie de mini-jeux. Possibilité
d’échanger les cartes avec d’autres joueurs. + Achat de biens virtuels.
Question : Tu penses que ça pourrait marcher avec de la vraie
musique ? (ironie)
Réponse : Pour cette opération, il nous fallait un artiste
qui ait plus d’un million de fans. On s’est poser des questions : Est-ce que ses
fans sont prêts à rentrer dans un principe de collection ? Qu’est-ce qu’on
donne, qu’est-ce qu’on demande aux internautes. On réfléchit à cette transaction
pour qu’elle soit acceptable, qu’il y ait du consentement naturel. Résultat :
130 000 joueurs ont participé.
Guillaume Jouannet présente Evergig : « Ce soir le concert est
filmé par vous ».
Idée est de demander au public de filmer. C’est partir du
constat que les gens filment, les gens veulent avoir un souvenir du concert par
des photos, vidéos.
exemple.: concert Young Professionals au Trianon. Plus
de 360 vidéos ont été récolletés (
http://www.evergig.com/player/909B246A-75A4-4393-A2E9-ECEB1D6536BC
). Cela suppose des accords avec Universal, Sony, Warner. On reçoit la bande-son
HD du concert. Toutes les vidéos sont synchronisées.
Question : Quel accueil par les majors ?
Réponse : Très bon
accueil. Car il y a valorisation : on améliore l’expérience de l’utilisateur. La
présence de l’artiste est valorisée avec des contenus UGC. Les artistes restent
propriétaires du master final.
Quels revenus pour les musiciens ? Les revenus
sont générés par la publicité
L’idée est de créer du lien entre l’artiste et
les fans par le Live. Participer à une œuvre impliquante et
collaborative.
Evergig a la préoccupation de respecter aussi les gens qui ne
filment pas. Baisser la luminosité des appareils qui filment (éviter de filmer
avec des tablettes).
Evergig sera bientôt ouvert aux artistes non-signés. Une
vidéo Evergig peut être une carte de visite pour les artistes émergents.
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Question à Yann Thebault (Spotify) à propos de la rémunération
faible des artistes sur Spotify.
Réponse : 500 millions de dollars ont été
reversés aujourd’hui aux ayants-droits depuis la création de Spotify. Le service
est encore récent. Les revenus vont augmenter avec l’arrivée de nouveaux
utilisateurs.
Q : Imaginer vous des exclusivités sur Spotify ? Un album
inédit… ?
R. : En Suède le groupe Cazzette a décidé d’être distribué
exclusivement sur Spotify. Il est arrivé n°10 du top Billboard grâce à une
présence sur Spotify.
Spotify propose des pages biographiques. Mais la
démarche de Spotify est de répondre à l’attente des consommateurs via l’analyse
de ce qu’ils écoutent. La découverte musicale est maintenant centrale chez
Spotify. En fonction de qui vous écoutez, de qui vous suivez, de qui vous êtes
fans, qu’on va pouvoir vous proposer la meilleure musique qui répond à vos
attentes.
Guenael Geay (Universal) : En 2013, même si des artistes se
plaignent, on ne peut plus faire sans le digital, sans le streaming, on a plus
le choix. C’est l’endorsement (Utilisation d’une personnalité ou d’une célébrité
pour véhiculer l’image d’un produit, d’un événement, d’un service ou d’une
marque.), le merchandising. La musique est une clé pour accéder à d’autres
sources de revenus, mais n’est plus une source de revenus en tant que telle. Les
gains sont faibles, mais supérieurs au téléchargement illégal. Avantage de
l’exposition, moyen d’avoir de la visibilité. Il faut envisager le partenariat,
ou le sponsoring. C’est aux artistes de revoir le métier. Les deals que l’on a
aujourd’hui avec les artistes ne sont pas les mêmes qu’il y a 10 ans.
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Q. Antoine, tu travailles avec des artistes qui ne sont pas signés
(par un label), qu’est-ce que tu leur proposes ?
Antoine El Iman : La
plateforme Noomiz fournit des outils digitaux à des artistes (98% des 25 000
artistes présents sur Noomiz n’ont pas de label, ou de tourneur). En 2008, 2009
lorsque l’on a vu que MySpace commençait à décliner, on s’est dit qu’il y avait
quelle chose à faire. On propose aux artistes, une page Web très simple à faire
sans aucune notion de code, sans aucune notion de design pour diffuser leur
musique avec une URL qui leur est propre.
Ensuite, on s’était dit qu’on ne
voulait pas faire de Noomiz un carrefour d’audience ; mais Facebook explosait et
autorisait des développeurs de sociétés tierces à implanter dans Facebook des
applications. On a donc proposé aux artistes de Noomiz de présenter leur musique
sur Facebook parce que le public était là massivement. On a créer des players
exportables particulièrement adaptés à Facebook . ça c’étaient les premiers
services que l’on proposait aux artistes.
On allait les recommander : Pas
juste aux gens qui écoutent de la musique, parce que ces gens là vont sur
Spotify et sur Deezer. Mais les recommander en s’adressant à des gens qui aiment
découvrir la musique avant les autres, on adresse à cette petite niche de gens
qui aiment être en avance parce qu’ils sont professionnels, et que leur métier
est de faire découvrir la musique au plus grand nombre. On a une technologie qui
analyse ce que les gens écoutent sur Noomiz, qui analyse les signes d’adhésion
(plus que des volumes) : s’ils écoutent jusqu’au bout, s’ils réécoutent, s’ils
partagent, s’ils mettent dans des playlists, etc. On a personne pour
éditorialiser, pour dire voilà la bonne musique pop d’aujourd’hui, en revanche
on va vous recommander la musique que ceux qui aiment la pop ont aimé ces
derniers jours.
Question à Guenael Geay : Qu’est-ce qui a changer en 2013 ?
Qu’est-ce qui est vraiment utile pour ton travail et qui n’existait pas il y a
12 ans ? Qu’est-ce qui reste à développer ?
Guenael Geay : Tout est devenu
plus technologique et digital. Pas de Blackberry, pas d’Iphone. On a inclus le
digital dans nos plans. Le travail avec les marques. On inclut le 360 (tournée,
merchandising). La forme a changée ; le fond reste le même.
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Live from Tel-Aviv :
interview en anglais du groupe TYP (The Young Professionals) (Israel) qui a
participé à Evergig 2 fois.
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Question à Yann Thebault : Quelle prospective pour Spotify ?
Que sera Spotify dans 10 ans ?
Yann Thebault : Chez nous, sur les 18-24 ans,
on a réussi à faire baisser le téléchargement illégal. Les modes de consommation
évoluent. La propriété n’est plus vraiment à l’ordre du jour. L’idée est de
faire écouter de la musique en la louant et la partager facilement. A terme,
tout le monde aura accès à sa musique depuis son téléphone portable.
Question : Comment tu utilises Spotify ? Est-ce que tu partages ? Est-ce
que tu veux que tes amis sachent que tu as écouté le dernier Madonna ?
Yann Thebault : J’essaye de montrer l’exemple. j’assume ce que
j’écoute. J’ai des enfants, donc parfois ça peut prêter à confusion. C’est une
manière sympa de s’ouvrir et de faire partager le plus de choses possibles.
Ensuite avec l’écoute privée, on a aussi la possibilité de ne pas partager tout
ce qu’on écoute. Libre à chacun de faire comme il veut.
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Question à Noomiz : Comment réagissent les artistes, quand on
leur dit ; on va créer des applications pour faire découvrir ta musique ? On est
très loin du métier d’artiste.
Antoine El Iman : La perception de l’artiste
est très variable. Certains embrassent les nouvelles technologies, s’impliquent
sur les réseaux sociaux et sont plutôt en demande. Avec ceux-ci on va faire des
opérations sur mesure. Exemple : Zazie ou Lilly Wood & The Prick.
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Question à Guenael Geay : A part vendre des disques est-ce que le
retour (feedback) des fans a un intérêt artististique ?
Guenael Geay :
Complètement, ça a changé la manière dont on produit. Les gens vont plus vite
dans leur manière de consommer, d’appréhender, de découvrir la musique. Les gens
veulent de la nouvelle musique, ils sont plus éclectiques. Il y a moins de
chapelles, moins de barrières, qu’il y a 10 ans. Passer de la dance au rock
c’était plus compliqué que ça ne l’est aujourd’hui.
Au final, on est amené à
produire beaucoup plus vite et beaucoup plus souvent. Plus on laisse de temps
entre deux albums, plus les gens zappent, passent à autre chose. On perd le
momentum. C’est beaucoup plus difficile pour un artsite aujourd’hui d’avoir une
carrière sur le long terme. Quand on regarde les meilleures ventes de disques
sur les dernières années on s’aperçoit que dans le top 20 : aucun artiste a plus
de 10 ans de longévité. Il n’y a que des artistes qui on moins de 3 ans de
carrière. Les artistes suivent leurs fans, voient les commentaires, choisissent
le single en fonction. La musique c’est créer, mais y a une grosse partie qui
consiste à répondre à une demande. Beaucoup d’artistes qui fonctionnent
répondent simplement à une demande.